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Itinéraires…

Voir les portraits des enfants de CM2 de Diawar

 

Le prétexte était photographique.

Mais certainement, le fondement du projet contenu sous ce pluriel, Itinéraires, est-il profondément humain.


L'épisode numéro 1 démarre pendant un premier voyage au Sénégal, en 2002. Ici, nul besoin d'un sens aigu de l'observation pour mesurer l'abîme qui sépare le Nord et le sud.
Rapports Nord/sud, pays en voie de développement, gestion des flux migratoires… tout un arsenal dialectique, parfois pompeux, qui masque difficilement une pauvreté endémique.
Les écrivains écrivent, les experts expertisent, les économistes économisent, les plus hautes instance se mobilisent. Avec l'aval du FMI, de la Banque Mondiale, l'Afrique se meurt. Plus de quarante années après les indépendances, la situation économique n'évolue guère, lorsqu'elle ne se dégrade pas dans un certain nombre de pays en conflit.

Par delà le constat accablant de nombreux experts sur les maux qui rongent les vieux continents, ce projet, Itinéraire, s'inscrit dans une démarche vivante, concrète, et inédite quant à la manière d'aborder la question de l'Afrique.
L'objectif, ici, est bien de donner chair aux chiffres, graphiques, et autres analyses dont la complexité réelle ou supposée pourrait faire oublier que derrière la fracture du Nord/Sud, le devenir de ces peuples qui se trouve sacrifié.
Par les messages d'espoir portés par les plus jeunes, souhaitons que s'amplifient et se développent toutes les initiatives de solidarité citoyenne. Après une dangereuse approche du législateur sur le rôle de la colonisation, chacun doit, à sa place, assumer le passé colonialiste de l'histoire. Nous vivons dans une ville qui en porte haut les empreintes, et chaque passage sur l'Ile-Feydeau nous rappelle à cet épisode de l'histoire de Nantes.

 

C'est en s'arrêtant sur une poignée d'enfants d'un village sénégalais que je propose de regarder, dans la durée, l'Itinéraire de ces jeunes Africains. Après des contacts établis lors d'un déplacement avec une délégation de la ville de Rezé, je suis retourné au village de Diawar, au nord du Sénégal. Un village à vocation agricole, qui vit essentiellement de la culture du riz. Manifestement ni moins riche ni moins pauvre que d'autres villages, mais qui tire toute sa richesse de la récolte. D 'année en année et selon les aléas climatiques, son niveau de vie peut être très fluctuant.
Une série de portraits, et quelques indications sur les 58 enfants de la classe de CM 2 sont le départ de mon travail photographique. Noms et prénoms, âges, activité de leurs parents, aspirations quant au devenir professionnel de chacun : ces informations sont données pour chacun des portraits.
Les prises de vues ont eu lieu dans une classe du village, où elles ont provoqué de bons moments de rigolade, de moqueries espiègles entre garçons et filles.
Suite de l'aventure ?
Retrouver ces gamins, au Sénégal, (ou ailleurs) tous les 4 ou 5 ans, dans le but de recueillir leurs témoignages tout au long de leurs parcours. Car enfin, si les rêves d'avenir les plus fous se sont exprimés, aucun n'a en revanche mentionné le travail domestique, ni celui des champs… Vraisemblablement, ce sera pourtant le lot de la majorité des écoliers de Diawar.

Au-delà du travail photographique, cette série présente un intérêt statistique, dans la mesure où 10 % des élèves scolarisés du village sont concernés.
Par ailleurs, la classe de CM2 compose un travail plus large nommé "Série de portrait à l'école de Diawar ", puisque j'ai profité de mon séjour pour réaliser " l'inventaire " complet des élèves de l'école. Résultat ? Une série de plus de 500 portraits, ainsi qu'un reportage sur la vie des villageois, la récolte dans les champs, la vie scolaire, etc.… et quelques jours passés Keur Massenne en Mauritanie, village se trouvant à quelques coups de rames de Diawar de l'autre côté du fleuve Sénégal…


Extrait de la série de portrait :

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

La démarche consiste aujourd'hui à trouver des partenaires pour mener à bien les objectifs suivants :

1) Faire connaître et exploiter cette première étape du projet : expositions photos, éditions et vente d'un recueil d'images, présence sur les manifestations liées à la solidarité avec les pays d'Afrique.

2) S'engager financièrement dans le suivi du sujet pour les années à venir.

3) Elargir le concept de série de portrait avec suivi des parcours à d'autres groupes, dans d'autres pays, et sur d'autres continents.

Les éventuels bénéfices des actions serviraient pour moitié à financer les autres projets Itinéraires (autres groupes, autres pays, autres continents), pour l'autre moitié à aider les associations humanitaires en action dans le ou les villages concernés. Je me tiens à votre entière disposition pour approfondir avec vous les modalités d'un partenariat.


Merci de votre écoute et de l'intérêt porté à ce projet.

Thierry Mezerette.
Photographe : 06 10 67 27 55

Voir les portraits des enfants de CM2 de Diawar